N°15 Été 2019

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1- Le 1er Colloque d'Etherapie

Les 4-5 mai a eu lieu le premier colloque du mouvement Ethérapie. Ce fut l'occasion d'un partage de très grande qualité, un grand merci aux intervenants qui ont su être généreux dans leur partage, professionnel dans leur exposé, complémentaire dans leur contenu et dans le non-dualité ce qui n'est jamais facile.

Feedbacks côté intervenants : tous ont eu à traverser des challenges personnels qui les ont fait évoluer, grandir.

Feedbacks côté salle : tout le monde a été touché par la communauté « d'Âme HSP » et le degré d'ouverture. La responsable de la salle, qui assurait les cafés, thés à chaque pause (toute les 50 minutes), était enchantée, touchée par une sorte d'ivresse spirituelle : o) Beaucoup de témoignages de profonde transmutation suite au colloque : ouverture, acceptation, non-dualité, paix intérieure,… comme un effet « miracle cure ».

Ce colloque proposait aussi une ouverture vers des centres de formations régionaux comme celui de Lille, mais aussi une ouverture vers le public anglophone. Le ebook « What is Etherapie? » est venu clôturer le colloque sur cette touche (amzn.to/2Mdqv6t).

L'objectif était simple : que chacun s'enrichisse du partage des intervenants. C'est donc 100 % réussit des stages de développement personnel s'appuyant sur les invariants de l'Ethérapie vont s'ouvrir dès octobre à Annecy, à Gien, et en Bretagne.

Dans ce cadre, un annuaire des thérapeutes intégrants l'Ethérapie est maintenant en ligne à la page contact du site :

www.etherapie.fr/5

2- De l'importance de la SYNERGIE

La notion de synergie est primordiale en Systémique et en Ethérapie qui est une approche 100 % systémique. C'est l'utilisation de cette loi dite de “Totalité” qui va amener de l'efficacité sur des systèmes complexes (ou client-patient très difficile), non-linéaire.

Rappelons tout d'abord la définition d'un système :

Un système est un ensemble d'éléments,

en interaction dynamique, structuré en fonction d'un objectif.

La synergie s'exprime couramment par l'équation 1 + 1 = 3 ou encore 2 + 2 = 5. Si l'on veut utiliser une phrase, on dira que la totalité est bien supérieure aux éléments qui la constitue. Ou encore que chaque action corrective prise de façon isolée amènerait que peu ou pas d'efficacité, alors que conjointement, l'efficacité sera là !

Aussi, quand nous avons des patients qui sont des cas difficiles, et ceci d'autant plus que nous sommes actuellement dans une période de transition fortement chaotique, il va s'avérer des plus utiles d'utiliser plusieurs solutions en synergie grâce au biotest.

Par exemple une personne ayant déjà travaillé sur elle assez longtemps va se voir prescrire 3 actions simultanées pour dénouer son nœud challenge :

  • La lettre à l'enfant intérieur (Protocole d'Ethérapie)
  • Le yoga du rire et
  • De la fascia-thérapie

Au biotest, pris de façon indépendante, aucune de ces actions n'est satisfaisante, on obtient tout au plus un 50 % (neutre). En revanche, si la personne mène les trois actions conjointement – en synergie – on obtient au biostest 100 %. Résultat qui s'avère réel au bout de 6 semaines et toujours efficace quelques mois plus tard (en plus ça tient).

De la même façon, on peut avoir une synergie entre une homéopathie Pulsatilla 200 K, une pratique de Qi-gong (le tir à l'Arc) et la méditation du sourire aux organes. Là encore, l'homéopathie seule sort seulement à 20 %, le Qi-gong à 10 % et la méditation à 30 %. Même si l'on pouvait additionner les pourcentages (ce qui est une grave erreur mathématique !!!) 20 + 10 + 30 ça fait 60 %. Alors que l'on trouve 100 % d'efficacité en synergie sur 3 semaines.

Bien sûr l'adéquation des éléments à mettre en synergie dépende à 100 % de la personne (patient, client) et seul le biotest peut nous permettre de connaître cette « formule magique », cette synergie.

A l'inverse, la simple mise en parallèle de différentes actions, peut avoir un impact très négatif sur le mieux-être : prudence donc à l'accumulation de “recettes”!

En conclusion la mise en synergie des actions correctives est vraiment un outil merveilleux pour les cas complexes surtout en période de chaos. En revanche, comme toujours en Ethérapie, un biotest de qualité est nécessaire ce qui suppose un praticien centré et non-duel, donc des pratiques journalières de centrage et de méditations.

PS : Pour réviser d'un clin d’œil les 3 principes fondamentaux de la systémique : Totalité, Homéostasie, et Equifinalité je vous conseille le site AventureCoaching.com.

3- Les Accords Toltèques par Eric Boulain

Eric, Ethérapeute dans le nord, nous propose de revisiter les fameux accords toltèques dans une expression plus non-duelle, plus ère du Verseau.

Introduction

Qui aujourd'hui n'a jamais entendu parler des Accords Toltèques? Sûrement pas les lecteurs de la News.. Les Accords Toltèques est un livre vendu à ce jour à plus de 4 millions d’exemplaires et traduit en 38 langues. Dans ce livre, une promesse de bonheur et de liberté pour celui qui applique 5 règles de vie très simples.

Les 5 accords toltèques nous ont été transmis par Don Miguel Ruiz, neurochirurgien mexicain, qui, suite à une expérience de mort imminente, redécouvrit la sagesse de la spiritualité toltèque. Transmettre les savoirs de la spiritualité toltèque au plus grand nombre devient alors l’œuvre de sa vie.

Les Accords Toltèques sont des propositions de changement pour un mode de vie avec plus de conscience et de bonheur en nous libérant de nos croyances limitantes, de nos peurs et de certains comportements nous générant des souffrances inutiles.

Avant de développer chaque accord, il peut-être important de définir ce qu'est un accord.

Un Accord est un engagement que vous prenez avec vous-même pour évoluer et vous réaliser. C’est aussi une façon de travailler spirituellement au quotidien et mettre l’ego à sa juste place. C’est enfin une façon de se rendre plus heureux au quotidien. La notion de résonance dans la relation à vous-même, aux autres et à la Vie prend alors tout son sens.

Ces quatre accords proposent donc un code de conduite capable de transformer notre vie en une expérience de liberté, de bonheur et d’amour. Les Accords Toltèques sont aujourd’hui utilisés en Coaching, Thérapie et Management.

Je propose aux lecteurs de la News de revisiter les Accords. Voici donc une proposition écologique et structurante qui sort bien à mon biotest.

Accord Toltèque n° 1

Que votre parole soit impeccable (RUIZ) peut devenir

Que ma parole soit juste ici et maintenant.

Êtes-vous conscient du pouvoir de la parole. La parole est un instrument magique mais aussi une lame à double tranchant. Ruiz nous dit : « Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous ressentez comme juste. N'utilisez pas la parole comme outil de pouvoir ni contre les autres (pour médire sur autrui par exemple), ni contre vous-même ».

La clé, c’est l’attention à notre discours intérieur. Les critiques et les jugements sur nous-mêmes ou autrui ne sont que des projections, des images faussées en réponse à ce que nous croyons que l'autre attend de nous.

Cet accord concerne l'information émise. Comme nous le suggèrent très justement Pascale et Marc Polizzi, une bonne astuce consiste à commencer sa phrase par “JE” : je pense, je ressens, je crois,… et de finir par « ici et maintenant ».

Accord Toltèque n° 2

Quoiqu'il arrive n'en faîtes pas une affaire personnelle peut devenir

Je suis responsable de ma réalité.

Dans une communication, ce deuxième accord concerne l'information reçue. Toute critique ou jugement émise par un tiers ne reflète que ses propres croyances et manières de penser, c’est une projection de sa réalité et non la vôtre.

Recadrer le discours de la personne selon ce point de vue sera un point clé. Si l'autre vous dit que vous êtes laid et stupide, cela veut simplement dire que s'il était à votre place, dans votre peau et votre position sociale, il se trouverait laid et stupide. L’objectif sera de laisser à l’autre la responsabilité de sa parole ou de ses actes

Accord Toltèque n° 3

Ne faîtes pas de suppositions peut devenir

J'exprime simplement mes doutes

Nous supposons, nous élaborons des hypothèses et nous finissons par y croire. Un ami ne nous a pas dit bonjour ce matin, et nous imaginons qu’il nous en veut ! Selon Miguel Ruiz, c’est un « poison émotionnel ». Le seul fait de penser : Et si… ? peut nous attirer bien des ennuis.

La clé pour se libérer de cet accord sera d'exprimer simplement ses doutes. Plutôt que faire des suppositions, poser des questions, exprimer vos besoins et vos doutes.

Cet accord remet en cause le « S'il m'aimait, il saurait ce qu'il faut faire » ou encore « S'il est elle digne de moi, elle devrait savoir ça ! » Notre carte du monde est tellement empreinte de notre vécu, de notre subjectivité que personne ne pourra jamais l'appréhender.

Une autre façon de travailler cet accord toltèque pourra être de mettre en mouvement (médiation corporelle, pendule, focus méditatif…) le UQN Atq 3

Accord Toltèque n° 4

Faîtes toujours de votre mieux peut devenir

Je fais du mieux possible

En faisant de votre mieux, quelles que soient les circonstances, vous évitez de vous juger, de vous punir ou de vous culpabiliser. Cet accord découle des trois premiers. « Lorsque vous en faites trop, vous vous videz de votre énergie et vous finissez par agir contre vous. Mais si vous en faites moins, vous vous exposez à la frustration, à la culpabilité et au regret. » nous dit Ruiz. Le but est de trouver le juste équilibre.

Quelles que soient les circonstances, faites donc simplement de votre mieux et vous n'aurez ainsi aucun regret à avoir. Voir les choses positivement vous confère une attitude intérieure bien plus structurante. Remplacez les expressions « si j'avais su…", « j'aurais du faire cela… » par « je vais » est une bonne clé pour travailler cet accord.

Accord Toltèque n° 5

Soyez sceptique mais apprenez à écouter peut devenir

J'accueille ce qui Est

Ruiz nous dit : « Ne vous croyez pas vous-même, ni personne d’autre. Utilisez la force du doute pour remettre en question tout ce que vous entendez »

C’est le plus récent des Accords Toltèques. Cet accord nous propose d'apprendre à nous remettre en question en permanence, ceci avec l'objectif d'évoluer, de nous adapter aux différents contextes. Il nous enclin à apprendre à écouter sans juger. Face à une difficulté, un conflit, il nous propose de changer de point de vue sur une croyance limitante et de voir alors comment évolue la situation.

Comme on l'a vu plus haut dans cet article, les critiques ou les reproches parlent davantage de ceux qui les émettent, mais par le jeu des phénomènes de projection ils peuvent malgré tout revêtir un message à entendre. Donc voir ce que ces messages ont à nous apprendre est une bonne façon de travailler cet accord pour évoluer. C'est le fameux « angle mort » que tous les thérapeutes connaissent bien. C'est le patient dans ce cas qui va mettre en lumière les ombres du praticien qu'il pourra alors transcender.

Conclusion

Les 5 Accords Toltèques proposent donc à chacun de passer un pacte avec soi-même pour définitivement se libérer de nos “fausses” croyances inculquées depuis l'enfance et qui nous limitent et nous empêche d'accéder à la Joie, à l'Amour et au bonheur.

Merci Eric Boulain

4- Bouddha en cuisine ?!!!

Dans le cadre des pratiques spirituelles qui permettent de maintenir une connexion de qualité avec notre Soi, notre partie spirituelle, notre Âme, l'Ethérapie suggère une liste de propositions que nous avons nommées : « Besoins de l'Âme ». Il y a une de ces propositions qui surprend toujours c'est « Cuisiner en conscience avec un mantra ». Il y a deux versions, cuisiner une céréale avec le mantra « Je m'ouvre à tous les possibles » et cuisiner une légumineuse avec le mantra « Je m'ouvre au bonheur ». Cela montre bien que le lieu spirituel n'est pas forcément un temple mais peut être une cuisine !

Et effectivement, dans de nombreux ashrams, le temps passé à cuisiner est important. Souvent dès 9h30 du matin, la préparation commence et cela va prendre plusieurs heures. Si vous avez été voir Amma et que vous êtes proposé pour un Seva, il y a forte chance que vous ayez fini… en cuisine ; o) Étonnant qu'un haut lieu spirituel accorde tant de temps à la nourriture ! Sauf si la cuisson peut être une pratique spirituelle qui nous ramène à l'incarnation, à la spiritualité incarnée. C'est principalement à travers la cuisson de la céréale (riz ou blé en général) et de la légumineuse (lentille, pois chiche, haricot blanc ou rouge) que se fait la connexion. Le mantra répété mentalement en boucle pendant toute la préparation sera à valider au biotesting.

Pour aller dans ce sens, il me semble intéressant de relater une histoire peu connue que l'on peut lire au bas d'un article du blog de Alain Gourhant, psychothérapeute intégratif et yogi : « Le dernier discours du Bouddha" :

<< Tout cela me fait penser à cette histoire du Bouddha à la fin de sa vie.

L’Éveillé se sent sur le point de mourir, mais il est venu comme chaque jour pour prononcer son enseignement – cela dure depuis quarante ans.

Il y a là comme d’habitude des milliers et des milliers de disciples subjugués, venus l’écouter parler. Mais parmi cette institution pléthorique de moines (la sangha), le Bouddha se rend bien compte que personne n’est éveillé, c’est-à-dire capable de prendre vraiment le relais de son enseignement. Il y a bien Sariputra, le plus érudit de tous, il y a bien Ananda, le disciple chéri, qui lui est tant attaché, mais finalement aucun n’est capable de lui succéder, aucun n’est vraiment éveillé.

Alors le Bouddha pour sa dernière apparition est venu une fleur à la main et il est resté là silencieux à contempler sa fleur, devant la masse innombrable des moines, dont certains commencent déjà à s’impatienter, à protester sur ce silence inhabituel qui devient pesant.

Quand on entend soudain tout au fond de l’assemblée, un grand éclat de rire : c’est Mahakasyapa, celui que tout le monde méprise parce qu’il ne dit jamais rien à s’occuper dans les cuisines et dans les toilettes aux tâches les plus subalternes. Alors, le Bouddha s’avance vers lui lentement, la fleur à la main, et lui tend cette fleur en le désignant ainsi devant tous comme son successeur. « Je vous ai donné tout ce qui pouvait être dit ; ce qui ne peut être dit, je le donne à Mahakashyapa et c’est le cœur de mon enseignement ». Stupeur générale !

Mais l’histoire n’est pas finie, une fois que le Bouddha fut mort, il est dit que Mahakasyapa dut s’enfuir loin de la Sangha, afin de se cacher pour éviter les menaces de mort à son encontre proférées par les tenants du pouvoir institutionnel en place. Il donna naissance à une lignée d’éveillés cachés et silencieux, qui, dans l’ésotérisme le plus complet, eurent pour mission de conserver la flamme authentique de l’éveil, loin de toutes les interprétations de plus en plus compliquées des différentes écoles postérieures du bouddhisme. Il semblerait que ce soient certains moines zen qui, dans leur infinie simplicité, sans parole, détiennent ce flambeau de la sagesse, cette fleur immaculée. >>

Ce dernier discours de Bouddha, au lieu de valoriser l’intellect (le mental), voire la dévotion (l'émotionnel), nous évoque la simplicité, le non-jugement ceci d'autant plus qu'il semblerait que Mahakasyapa ait été plus à la plonge qu'aux fourneaux !

Dans le cadre de l'Ethérapie, en revanche l'histoire est très plausible, voir même des plus logiques, l'équation :

« s'ouvrir à tous les possibles » + « s'ouvrir au bonheur »

pratiquée plusieurs fois par jour, chaque jour, le tout en l'absence d'Ego va provoquer une connexion à notre part transpersonnelle, bouddhique, et pourquoi pas déboucher sur l’Éveil !

Pour conclure, on peut revenir sur le choix de Bouddha de venir à son dernier enseignement avec une fleur. Loin de tout discours philosophique, ou de tout enseignement oral traditionnel, il choisit le silence avec un élément de la nature en guise de symbole. Cet acte purement chamanique est donc un message spirituel. Il va partir, il n'enseignera plus, mais il nous rappelle que la nature est enseignante, ce qui est un beau message. Et parmi les éléments de la nature, Bouddha a choisi celui dans cet état singulier d'accomplissement. Et dans cet état final, la fleur donne sa beauté, son parfum et aussi alimente toute une chaîne de la Vie via les insectes. Merci à Mahakashyapa d'avoir compris ce message et d'avoir exprimé son enthousiasme, sa joie à cette annonce.

5- Le Biotest spirituel de l'Ethérapie

Le biotest est à la fois le premier des invariants de l'Ethérapie et le point qui distingue l'Ethérapie de la plupart des autres approches thérapeutique ou coaching. Toutefois il existe des écoles qui intègrent un biotest, alors le biotest de l'Ethérapie est-il du même ordre que les autres biotesting issus d'approches comme la radiesthésie énergétique, la médecine traditionnelle chinois, l'ostéopathie, l'ayurvéda, le magnétisme, la kinésiologie, etc. ?

Bien sûr dans tous les cas il s'agit d'une objectivation du sensible, un réflexe symbiotique, mais le cadre n'a-t-il pas son importance? Est-ce que tester la qualité d'une pomme est du même ressort que tester une pratique spirituelle? Le cadre porte et pose l'intention et c'est avant tout l'intention qui pilote tous les processus donc aussi le biotest.

Afin de rester dans les modèles que nous utilisons souvent, nous pouvons prédire qu'il va exister quatre niveaux de biotesting, les fameux quatre plans PEMS : Physique, Énergétique-Émotionnel, Mental, et Spirituel.

Le biotest “P” va permettre de tester sa nourriture et est donc accessible à toutes et à tous. On va aussi pouvoir également tester des actions à objectif essentiellement physique comme un cycle d'entraînement sportif par exemple.

Le biotest “E” comme Énergétique va nous permettre l'élargir notre champ de biotesting aux fleurs Bach, aux huiles essentielles, aux postures de Qi-gong ou de Yoga, au modèle des chakras et de la litho-thérapie. Il est accessible à toute personne sensible de naissance comme les HSP ou aux personnes ayant développées leur sensitivité dans le cadre d'une école.

En revanche le biotest “E” comme Émotionnel lui n'existe pas, par définition, l'émotionnel vient troubler le biotest et lui fait dire du grand n'importe quoi. La neutralité émotionnel est un point incontournable du biotesting.

Le biotest “M” comme Mental va nous permettre d'accéder à des connaissances ou des croyances. Par exemple, il va permettre d'interroger la ligne du temps d'une personne, retrouver les injonctions parentales saboteuses, les programmes pathogènes. afin d'éviter les pièges de l'ego, le biotest “M” demande d'établir un bon cadre de questionnement prévu à l'avance et cohérent avec l'objectif que l'on s'est fixé. L'Art de la Question devient incontournable et le lâcher prise nécessaire. En effet, il faut être prêt à accepter la réponse même si celle-ci est l'opposé de ce que nous avons appris à l'université ou dans des livres. La plupart des intellectuels n'ont pas accès à ce niveau de biotesting sauf s'ils ont fait un long chemin de développement personnel.

Le biotest “S” comme spirituel ou métaphysique ou existentiel ou transpersonnel permet de faire de l'accompagnement spirituel sur le chemin du Soi. Il nécessite une bonne intégration de la non-dualité et de l'enrichissement par l'altérité. De plus le détachement vis-à-vis du résultat est obligatoire et la notion de cycle multi-millénaire aussi. On peut donc dire que le biotest “S” demande une certaine sagesse pour ne pas dire une sagesse certaine et donc une hygiène de vie adaptée.

L'Ethérapie, par définition holistique PEMS, intègre donc ces 4 biotests même si les deux derniers vont essentiellement dépendre de l'état d’Éveil du praticien.

De ce qui précède, se dégage qu'un biotesteur ostéopathe-énergéticien "jeune pousse" n'est pas dans la même sphère que l'Ethérapie. Cette différence est encore accentuée par l'objectif visé qui est le soulagement immédiat dans le premier cas et la recherche de la causalité dans notre cas.

Sans rentrer dans trop de subtilité métaphysique sur le biotest, il est également possible de mettre des différences sur le plan physique par exemple. Ainsi, sur ce plan, tous les champs de questionnement ne sont pas forcément accessibles ! Ainsi, personnellement, je suis assez mauvais en recherche d'objets, et dans l'impossibilité d'utiliser le biotest en bricolage. De même Pascale ne peut utiliser le biotest en jardinologie, mais heureusement pour moi, peut l'utiliser en bricolage alors qu'elle ne bricole pas. Ce qui donne des scènes très cocasse où je suis sur le toit pour changer des tuiles, et où Pascale est en bas pour valider ou non les tuiles à remplacer que je désigne du doigt.

Nous avons donc tous des domaines où le biotesting est naturel et facile, d'autres secteurs où il est difficile et enfin certains champs où il est impossible.

Le seul vrai point commun est que le biotest devient biaisé ou inactif dès que l'on est en stress, même léger, que ce stress soit sur le plan émotionnel ou mental. Le dé-stress via la médiation corporelle est alors la seule solution.

Voyons maintenant un biais cognitif lors de l'utilisation d'un biotesting “sauvage”, en dehors du cadre d'une école ou d'une méthodologie validée. Par exemple, sur un salon bien-être, vous croisez un stand proposant un produit dont les vertus vous semblent intéressantes pour vous. Vous biotestez « Est-ce bien pour moi? » et la réponse est oui à 100 % et vous l'achetez malgré son coût qui grève votre budget. La question complémentaire oubliée est « Quel est le pourcentage d'amélioration que produira ce produit? » et si la réponse est 1 % vous comprenez pourquoi j'ai parlé de biais cognitif ;o)

Souvent les questions les plus banales, mais hors cadre, sont sujets aux biais cognitifs. Aussi faut-il s'imposer la discipline de systématiquement se recentrer, s'ancrer via la médiation corporelle. Bien sûr dans un salon bien-être, impossible de faire son Qi-gong ou son Yoga, mais la respiration est TOUJOURS possible. Pour bien réviser ce point je vous conseille le dossier respiration du site : etherapie.fr/dossiers/respiration et de télécharger sur votre smartphone le support auditif :

partage1901.free.fr/respiration_5-5_3min.mp3

Ainsi, même dans un bureau, un salon, vous pouvez vous centrer en moins de trois minutes.

Un autre point important est de mettre en place un mini-cadre conjoncturel avant de biotester. Il s'agit des fameuses "3Q" pour trois questions que nous enseignons dans toutes nos formations :

Puis-je ? | Dois-je ? | Suis-je capable ?

Cette dernière question nous faisant reboucler sur le centrage vu précédemment.

Toutefois même les 3Q ne vous mettent pas à l’abri du biais de proportion c-à-d de l'importance de l'impact sur le problème. Voici donc une dernière astuce, que nous allons mettre dans le contexte du salon bien-être. Faite la liste des choses "bien pour moi, utile pour moi" que vous avez croisées. Posez la question "Et s'il n'y avait qu'une seule chose, ce serait laquelle?". Une fois la chose prioritaire biotestée, demandez "A combien de % cette chose va améliorer ma vie demain, et les semaines suivantes?"

Bon biotesting, mais avec prudence ;o)

Petit complément : Biotest et Paradis sur Terre

Lors de nos formations, mais aussi d'une façon générale quand on discute "Biotest" avec des initiés ou des débutants, nous avons noté une propension importante à utiliser le biotest comme "créateur de Paradis Bizounours" sur Terre. En effet, et c'est naturel, on a tendance à utiliser le biotest pour se faire "une vie de rêve", sans problème, sans souci. En poussant à l'extrême cet objectif, c'est comme si le biotest allait nous éviter tous les problèmes, nous simplifier la vie, et pourquoi pas nous donner le tiercé gagnant ! Il faut revenir ici au côté spirituel, à "Pourquoi sommes-nous sur Terre?", "Pourquoi avons-nous choisi de nous incarner dans cette famille, sur ce continent, dans ce siècle, sur cette terre?" Si c'est pour que le biotest nous évite toutes les expériences douloureuses, il n'y aura pas de prise de conscience et donc pas d'évolution. Alors pourquoi ne pas rester "chez les anges" et venir s'incarner? Le biotest n'est pas un bouclier contre les problèmes, c'est un guide pour mieux résoudre les problèmes, en tirer les fruits, les leçons. Dans certains cas seulement il peut permettre de les éviter mais pas d'éviter le travail associé. Le biotest n'est pas un sauveur qui va vous donner le sujet du Bac, le nom de l'amoureux idéal, ou le job cool et bien payé. Le biotest peut vous aider à mieux réviser votre Bac, à savoir si une relation amoureuse n'est pas nocive et si un job vous proposera bien les challenges et difficultés que vous saurez résoudre. Le biotest c'est un plus, que du plus, pour toutes les décisions, car il vous permettra de prendre en compte tous les plans même inconscients, mais jamais ne vous épargnera une leçon de vie, une souffrance nécessaire pour prendre conscience, non ce n'est pas la clé du Paradis.

6- L'inconscient : des graines à semer

Souvent les patients, les stagiaires et même les collègues nous demandent : « Mais c'est quoi ma mission?". Comme s'il y avait une mission écrite pour chacun dans le quantique. Hélas, si ce fut vrai en fin de cycle “Poisson”, donc tout le XXe siècle, ce n'est jamais vrai en début de cycle, sinon le nouveau serait juste de l'ancien remanié. Il faut donc raisonner d'avantage en valeur, en futur, qu'en mission.

Eckhart Tolle propose une réflexion très pertinente notamment dans « Nouvelle Terre » et ses conférences-débats associées. Il propose comme but de l'univers, l'accroissement de la conscience. Il nomme ceci « L'impulsion évolutive de l'Univers » (ou la pulsion évolutive de l'univers). Il nous conseille de nous mettre en syntonie, en alignement, en résonance avec, afin d'être en paix intérieure, en harmonie, et avoir ainsi une réelle raison d'être. L'extérieur, nos faits d'incarnations suivront. Comme il le dit lui-même :

  • « Autrement dit, ce ne sont ni vos activités ni vos objectifs qui sont primordiaux. C'est l'état de conscience dont ils émanent qui l'est. L'accomplissement de votre raison d'être première jette les bases d'une nouvelle réalité, d'une nouvelle Terre. Une fois que les bases sont là, votre raison d'être extérieure prend une forte coloration spirituelle, étant donné que vos objectifs et intentions ne font qu'un avec la pulsion évolutive de l'univers. »

Il précise :

  • « Si vous ne vous alignez pas sur votre raison d'être première, tout objectif que vous vous donnerez, même si c'est de créer le paradis sur Terre, sera un produit de l'ego et sera détruit par le temps. Tôt ou tard, il mènera à la souffrance. Si vous ne tenez pas compte de votre raison d'être profonde, peu importe ce que vous ferez, même si cela a l'air de nature très spirituelle, l'ego s'immiscera dans le comment et le moyen viendra corrompre la fin. »

En Ethérapie nous adhérons à ce modèle. L'accroissement de la conscience devient donc un leitmotiv qui remplace ou devient notre mission « Nouvelle Terre ». Accroître notre conscience est bien sûr l'objectif de tout développement personnel, mais pour les autres que pouvons-nous faire, comment pouvons nous augmenter la conscience des personnes qui nous entourent et qui ne sont pas en développement personnel?

La première étape est d'avoir bien à l'esprit que notre objectif est de leur faire prendre conscience, pas de les changer, pas de les convaincre, ni même de les éduquer. Non, tout simplement les aidez à prendre conscience. On s'éloigne radicalement de la position de sauveur, on ne fait pas à la place de l'autre, on prend le temps d'être pédagogue.

La deuxième étape est de rester humble et d'être satisfait et heureux si on a planté une ou des graines de conscience. Ces graines suivant le terrain, resteront inactives, ou germeront quand nous ne serons plus là, ou encore verront le jour en notre présence par une mise en action. Donc pas d'attente de résultat quand vous plantez une graine, sinon la déception sera là et l'ego aussi.

Notre monde a beaucoup évolué ces dernières années, beaucoup de personnes ont maintenant conscience que la qualité de la nourriture est importante, que les approches alternatives sont bien complémentaires de la médecine. Pour toute personne en début de chemin, il existe maintenant des dizaines d'approches, des centaines stages, des milliers de livres. Le plus difficile est donc la première marche de prise de conscience.

Pour cela il faut prendre conscience que ce n'est pas notre mental qui pilote. Nous croyons raisonner, argumenter, déduire, mais en réalité de nombreux biais cognitifs font que c'est, à l'insu de notre plein gré, notre inconscient et ses programmes qui pilotent tout ou presque.

La métaphore de l'iceberg est ici très adaptée. Les 2/3 des gens pensent que la partie visible de l'iceberg pilote en conscience leur vie, alors que c'est bien sûr la partie immergée qui pilote dans 99 % des cas.

Ce serait donc LA première des graines à planter dans notre famille, chez nos proches, au boulot, en association :

C'EST L'INCONSCIENT QUI NOUS PILOTE

et la seule façon de regagner un peu de libre arbitre, de réelle liberté est de travailler avec un spécialiste de l’inconscient, un thérapeute par exemple.

Au vu du contenu des films, des séries et des faits divers, nous pensons, Pascale et moi, que c'est vraiment la prochaine grande étape pour le collectif humain : avoir conscience de l'importance de l'inconscient. Pour l'instant, dans les médias si quelqu'un subit un trauma, il « prend sur lui », il “avance”, il boit plus d'alcool, mais jamais il ne va voir un psy ! Ou alors s'il va voir un psy c'est parce que le cadre légal lui impose (police en cas de fusillade avec morts) et l'on nous décrit alors un policier qui y va à reculons, qui s'en fout et qui dans tous les cas s'en tire mieux en allant au combat. Idem pour les femmes abusées, battues ou violées, les médias nous proposent le soutien des proches qui ne sont absolument pas formés pour ça, mais pas d'aller voir un psy ! Souvent même c'est l'héroïne qui a subi ce trauma dans le passé et qui depuis « tire sur tout ce bouge » avec succès ! La moralité est ici très claire : les psy ne servent à rien.

Bien sûr il existe quelques exceptions comme la série “Lucifer” où « tout le monde » comprend et utilise comme ressource une “psy”, mais dans plus de 90 % des films, séries et articles de journaux sur des faits divers traumatiques, on passe sur l'importance primordiale de se faire aider par un professionnel.

De même que l'altérité (homosexuels, personnes de couleurs, handicapés…) commence à être intégrée dans les médias y compris la publicité, plantons des graines pour qu'un jour la notion d'inconscient, pourtant présente à l'université depuis Freud, soit pris en compte.

Voilà, si on veut résumer, LA mission de chacun en ce début du IIIe millénaire serait de planter des graines de conscience que l'on soit thérapeute, ce qui semble normal, ou parent, ou employé, ou membre associatif. Chaque matin nous sourions à la Vie et chaque soir nous sommes heureux d'avoir semé des graines de conscience, de lumière.

Si vous n'avez pas d'idée sur le type de graines de conscience à planter, en ce moment et pour une petite dizaine d'années, faire prendre conscience de l'importance de l'inconscient est une noble tâche.

Pour finir, un petit clin d’œil, que se passe-t-il quand deux personnes se rencontrent?

C'est d'abord deux inconscients qui se rencontrent : o)

7- Les artistes et l'ésotérisme

Une récente conférence sur Baglis.tv m'a donné envie de partager avec vous que Mathieu, Miro, Kandinsky, Braque, Mondrian, ... furent tous des artistes "mystiques", inspirés et HSP. Ils ont tous adhéré à des mouvements comme la Théosophie, ou les Rosicruciens ou encore l'anthroposophie. Ils étaient en quête d'une dimension spirituelle de leur Art et des écrits comme "La Doctrine Secrète" de Blavasky était leur livre de chevet. Pour des raisons politiques et historiques, tout au long de ce XXe siècle, historiens, galeristes et conservateurs de musée ont systématiquement passé sous silence ces appartenances aux "confréries secrètes". Ce tabou tombe et on peut à nouveau en parler. Une des dernières artistes révélées de ce mouvement - elle avait demandée à ce que ses œuvres ne soient exposées que 40 ans après sa mort - est Hilma Af Klint. Voici ce que cette artiste peintre suédoise, grande initiatrice de l’Art Abstrait, disait : "Les peintures se sont peintes directement à travers moi, sans esquisse préliminaire et avec grande force. Je n'avais aucune idée de ce que ces images allaient représenter, néanmoins je travaillais vite et avec assurance, sans changer aucun trait de pinceau…"

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